Ou comment un savon "à la cuillère" devient un cintre :D .....

Allez, je ne vous fais pas languir .... j'avais acheté cette fragrance "violette" en me disant "et si jamais" - bien que je restais perplexe et j'avoue que je suis un peu décue - même si je ne suis pas si surprise que ça au final.
Il y a, en cosmétique, des fragrances vraiment difficiles à capter ou à reproduire et la violette compte au nombre de celles-là, au même titre que le lilas (qui me fait arracher les cheveux chaque année) ou le frangipanier.

Actuellement, la floraison de mes lilas vient de terminer, j'ai profité de leur parfum miellé dès que j'ai eu l'occasion e descendre dans mon jardin mais ce plaisir reste éphémère, ne réussissant pas à capter ce parfum magique, insaisissable. J'ai tenté l'an passé un macérat aqueux, qui n'a rien donné de concluant. Cette année, j'ai même contacté Irène, du joli blog Akimiti, en espérant qu'elle aurait peut-être trouvé un solution à me proposer car elle manie régulièrement les parfums ....mais non, elle non plus n'a pas trouvé :/ la douce fragrance de mes lilas disparait donc avec leurs petites fleurs mauves.

Bref, tout ça pour dire que, cette fragrance "violette" en main, j'avais décidé de refaire un spoon swirl, un peu dans l'esprit de mon savon "life in blue", où des parties mabrées à la cuillère devaient cohabiter avec des parties unies violettes. Mais comme souvent, mes idées virevoltent pendant que je prépare ma pâte à savon en fonction de son comportement. Ce jour-là, ma pâte n'étant pas vraiment décidée à épaissir (ce dont j'aurais du me douter vu sa composition) et ayant une patience ... limitée, j'ai vite compris que je ne dégainerais pas ma cuillère :D

 

Comme déjà expliqué à l'occasion d'un précédent billet, je suis testeuse pour Jurassens, qui a fait le choix de privilégier les produits équitables. C'est dans ce cadre que Claude m'avait envoyé une huile, que je ne connaissais absolument pas, l'huile de pomme cayor, qui selon elle, était prometteuse en savonnerie. Afin d'en mesurer tout l'intérêt, je décidai de l'ajouter en surgraissage à hauteur de 8%.


Voici ce qu'en dit le site :

Huile d'une couleur jaune claire très fluide, elle est extrèmement riche en acides gras polyinsaturés, elle se classe parmi les huiles oléiques et linoléiques.
Sa faible viscosité et sa stabilité à l'oxydation fait d'elle une excellente huile pour un usage cosmétique. C'est une huile de choix pour la confection de vos bougies de massage.
En achetant cette huile vous aidez l'association Solidarité France Sahel à financer des projets dans le village de Sorokh  au sénègal.

 

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30% hv coco (dureté, mousse bulleuse)

20% hv colza (douceur)

20% hv macadamia (douceur)

15% hv olive (douceur, mousseur crémeuse)

10% beurre de cacao (dureté)

5% hv ricin (mousse durable)

0,5 gr soie tussah (dans la soude, douceur)

eau et soude pour un surgraissage à 2%

A la trace

8% hv pomme cayor

Micas

 

Caractéristiques du savon avant surgraissage

Dureté 36 (29/54)

Conditionnement 53 (44/69)

Bulles 25 (14/46)

mousse crémeuse 20 (16/48)

iode 61 (41/70)

INS 149

Mode opératoire marbrage : il suffit d'alterner les couleurs à la cuillère (mais j'ai finalement versé les couleurs les unes par dessus les autres) de façon aléatoire. Puis je me suis armée d'un cintre tordu aux dimensions de mon moule (un fil de fer épais fera tout aussi bien le travail), comme ci-dessous, puis j'ai effectué des allers-retours de bas en haut.



cintre

Crédit : Sealeha

Mon avis : certes, une fois de plus, je n'ai pas obtenu le savon que j'avais imaginé mais je crois que, les années aidant, j'en ai pris mon parti ^^ Les accords de couleurs restent agréables et finalement, ce qu'on demande à un savon c'est ....de laver (en douceur tant qu'à faire), non ?

Comme on dit que les images valent souvent plus que des mots, je me suis amusée à faire une photo de la mousse de mon savon (après cure)

 

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Une mousse très agréable, des petites bulles denses, formant un nuage sur la peau, j'aime !